De boucher à militant (partie 2)

Mis à jour : 3 sept 2019

Dans la première partie de notre interview, Rémi Thomas, alors boucher, nous racontait comment il était devenu végétarien. Cette deuxième (et avant-dernière) partie constitue le récit de huit mois de transition vers le véganisme, où il nous partage ses réflexions et émotions, mais aussi ses doutes. Un voyage semé d’embûches, motivé par une soif inébranlable de cohérence et de justice.

Rémi Thomas appelle à la fin du spécisme lors d’une Earthlings experience à Angers (F).

Voir la première partie de l’interview


Rémi Thomas : La France a été frappée par une série d’attentats. Si à l’époque où j’étais militaire, j’étais rapidement déployé avec ma compagnie, je voyais cette fois-ci mes compagnons partir tandis que je suivais les informations depuis mon canapé. Ce sentiment d’inaction m’était insupportable. J’ai donc pris la décision de réintégrer l’armée. J’ai monté un nouveau dossier d’engagement et attendais avec impatience le jour des sélections.

Entre temps, je continuais à me renseigner sur la cause animale et découvrais peu à peu les dessous de la production de lait. Ça paraît évident mais on l’oublie trop souvent : si les vache produisent du lait, ce n’est pas parce qu’elles sont des vaches, mais parce qu’elles sont des mères. Comme tout mammifère, le processus de lactation passe par une fécondation, ce qui signifie qu’il n’y a pas de lait sans veau (bébé). J’ai appris que quelques jours à peine après leur naissance, les petits veaux sont séparés de leur mère, parfois même le jour même, ce qui remplit de chagrin cette maman. Eh oui, l’instinct maternel et protecteur ainsi que l’amour que l’on peut éprouver pour son nouveau-né ne sont pas le monopole de l’espèce humaine. Cette séparation remplit de souffrance les vaches qui les pleurent parfois des semaines durant.

L’instinct maternel et protecteur ainsi que l’amour que l’on peut éprouver pour son nouveau-né ne sont pas le monopole de l’espèce humaine.

Qu’importent les élevages, bio ou non, en plein air ou non, quand le petit veau est un mâle, la filière du lait lui prévoit deux destins possibles : soit il ira assez rapidement à l’abattoir – c’est plus économique de le tuer que de prendre soin d’un innocent –, soit il sera vendu pour rejoindre l’industrie de la viande... et finira tout de même assassiné. Quand la vache met au monde une femelle, elle finit à l’abattoir jeune également, à moins qu’on ne décide qu’elle remplacera sa mère quand celle-ci sera épuisée... pour finir également à l’abattoir à peine à un quart de son espérance de vie. Pour servir d’aliment. Viande premier prix, viande surgelée, viande de fast-food. Aucune chance. Aucun répit. Aucune retraite n’est accordée.

Quant aux fameuses fécondations, elles ne sont de loin pas toutes naturelles mais résultent d’inséminations artificielles. Et comment récupère-t-on le sperme des mâles ? En les masturbant à la main, en les faisant éjaculer dans de fausses femelles ou même en leur électrocutant les testicules afin de provoquer l’éjaculation... Plus je découvrais la réalité de toute cette industrie, plus j’étais révolté.

Plus je découvrais la réalité de toute cette industrie, plus j’étais révolté. Qu’importent les élevages, bio ou non, en plein air ou non, le sort qui est réservé à ces animaux est dramatique.

Je me suis aussi beaucoup documenté sur la production d’œufs, je voulais en apprendre davantage. Sachant que seules les femelles pondent des œufs, les poussins mâles sont indésirables. Là aussi, qu’importent les élevages, bio ou non, en plein air ou non, le sort qui est réservé à ces animaux est dramatique. L’immense majorité des poussins mâles sont broyés, en plein conscience, à l’éclosion de l’œuf. Procédé tout à fait légal. Une minorité d’entre eux auront la chance de servir de fécondateurs. Ils partiront tout de même à l’abattoir. Plus tard. Les poussins femelles, elles, remplaceront leur mères quand celles-ci seront moins productives, à moins d’un quart de leur espérance de vie, épuisées par ces cycles de pondaison tout sauf naturels et par le stress de l’enfermement. Elles partiront jeunes à l’abattoir.

La claque que j’ai reçue en découvrant cette réalité m’a fait prendre conscience que les vidéos d’abattoirs que j’avais visionnées ne concernaient pas seulement les animaux de l’industrie de la viande, mais également les animaux de l’industrie du lait et des œufs. Être végétarien n’était pas suffisant. Il fallait que je devienne végétalien.

La claque que j’ai reçue en découvrant cette réalité m’a fait prendre conscience que les vidéos d’abattoirs que j’avais visionnées ne concernaient pas seulement les animaux de l’industrie de la viande, mais également les animaux de l’industrie du lait et des œufs. Être végétarien n’était pas suffisant. Il fallait que je devienne végétalien. Malheureusement, j’étais encore trop égoïste et je me trouvais souvent des excuses pour fuir cette évidence. Le végétalisme est trop extrême, je suis déjà végétarien, ça suffit, c’est déjà bien, me persuadais-je. Je suis ainsi resté avec cette dissonance cognitive pendant plusieurs semaines...


Rémi Thomas souhaitait quitter la boucherie pour se réengager dans l’armée française.

J’étais toujours sous contrat au sein de la boucherie. Puis le jour des sélections pour mon réengagement dans l’armée est arrivé. Durant les repas, j’échangeais l’animal mort que j’avais dans mon assiette contre les légumes des autres volontaires. Ils étaient contents et moi aussi. Mon végétarisme attisait la curiosité, mais toujours avec bienveillance. Je dois avouer que j’avais peur que mes résultats sportifs soient médiocres maintenant que j’étais végétarien. En fait, c’était tout l’inverse ! Bien que je ne sois pas un athlète, j’avais tellement progressé en endurance qu’à la fin du test, il ne restait que moi sur la piste. Le nombre de tractions que j’avais faites était supérieur aux épreuves passées lors de mon premier engament. Satisfait de mes résultats, accepté et félicité, je comptais me réengager à l’armée en étant végétarien. J’avais déjà connu l’armée en compagnie de combat et je savais que l’armée française ne proposait pas de ration végétarienne. Peu importe, je comptais sur nos petits échanges viande contre accompagnement pour poursuivre mon régime végétarien durant mes années de service à venir.

Les sélections finies, me voilà de retour en boucherie en attendant une proposition d’affectation de la part de mon recruteur. Mais au fil des semaines, mon envie de me réengager s’est trouvée ébranlé par un nouveau cas de conscience : les rangers de l’armée française sont en cuir. Or, le cuir résulte du meurtre d’êtres innocents. L’industrie du cuir remplit donc également les abattoirs... Sachant qu’il n’est pas nécessaire de tuer pour s’habiller, je me sentais fort mal à l’aise à l’idée de porter des rangers en cuir. Après quelque temps de réflexion, j’ai décidé de mettre de côté mon empathie envers ces animaux qui finissent en vêtements et d’aller au bout de mon engagement dans l’armée tout en étant végétarien. Jusqu’à Earthlings...

C’est un documentaire que je vous incite fortement à voir ! En plus de présenter le spécisme et la réalité trop souvent ignorée de différents secteurs de l’exploitation animale (animaux de compagnie, alimentation, divertissement, textile mais aussi vivisection), Earthlings (Terriens en français, dont sont tirées les photos qui suivent) nous fait comprendre que notre groupe d’appartenance n’est pas seulement l’espèce humaine, mais le règne animal tout entier, dont les humains ne sont qu’une infime partie. Les animaux ne sont ni des ressources, ni des aliments, ils représentent d’autres nations, d’autres peuples. La nature crée des différences, les humains les transforment en motifs d’oppressions (couleur de peau, sexe, orientation sexuelle, espèce, etc.).

Ce film a véritablement été un électrochoc. On ne peut le comprendre qu’en le voyant. Les pratiques cachées qui conditionnent nos choix y sont révélées. En regardant Earthlings, j’ai compris que ce n’étaient pas les véganes qui voulaient imposer leur choix, mais les non-véganes. Les non-véganes imposent leurs choix aux animaux. Manger de la viande implique d’imposer la mort à des innocents. Tout devenait limpide. Et les premiers à intervenir ne sont autres que les éleveurs et les éleveuses, dont le métier consiste à fournir les victimes. Mais les véganes et les antispécistes n’imposent pas leur choix, ils et elles demandent simplement qu’autrui cesse d’imposer les siens. Et ne pas imposer ses choix à autrui implique de devenir végane. C’est un devoir moral. Les bouchers et bouchères qui prétendent que les véganes veulent imposer leur mode de vie ont tort. Ils inversent les rôles, ils rejettent sur autrui ce qu’ils et elles ne veulent pas voir en eux-mêmes.

Le film Earthlings a véritablement été un électrochoc. On ne peut le comprendre qu’en le voyant. Les pratiques cachées qui conditionnent nos choix y sont révélées. Tout devenait limpide. Je me souviens de la seconde précise, durant le visionnage d’Earthlings, où j’ai cessé d’être spéciste. C’est quelque chose que j’ai ressenti, il n’y avait plus de retour arrière possible. J’avais cessé d’être spéciste dans mon cœur, il me fallait à présent cesser de l’être dans mes actes. Je devais devenir végane.

Je me souviens de la seconde précise, durant le visionnage d’Earthlings, où j’ai cessé d’être spéciste. C’est quelque chose que j’ai ressenti, il n’y avait plus de retour arrière possible. Pourquoi ne respecter qu’une partie de notre groupe d’appartenance quand on peut les respecter toutes ? J’avais cessé d’être spéciste dans mon cœur, il me fallait à présent cesser de l’être dans mes actes. Je devais devenir végane.

Victime des mêmes préjugés qu’ont la majorité des gens sur l’alimentation végétalienne, j’ai cherché l’avis de nutritionnistes et scientifiques. Certains nutritionnistes martèlent que consommer des produits animaux est nécessaire aux humains, sous peine d’aller au-devant de graves soucis de santé. Les fameuses carences. Puis j’ai trouvé d’autres sources affirmant l’inverse. J’ai donc décidé de mener des recherches encore plus poussées, cherchant l’avis des plus grands organismes de nutrition au monde, notamment l’Académie américaine de Nutrition et de Diététique, fondée à Cleveland en 1917, plus grande organisation mondiale de professionnels de l’alimentation et de la nutrition avec ses 100’000 membres. En 2016, elle publiait sa position officielle sur le végétarisme et le végétalisme, dont j’ai pris connaissance (résumé, traduit en français) :

« L’Académie de Nutrition et de Diététique déclare que les régimes végétariens bien menés, y compris les régimes végétaliens bien menés, sont sains, nutritionnellement adéquats et peuvent avoir des effets bénéfiques sur la santé dans la prévention et le traitement de certaines maladies. Ces régimes sont appropriés à toutes les étapes de la vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, l’adolescence, le troisième âge ainsi que pour les athlètes. »

En cherchant bien, on s’aperçoit que les études qui prétendent que les produits animaux sont une nécessité sont menées et/ou financées par les géants de l’industrie agro-alimentaire. Ces lobbies ont tellement de pouvoir qu’ils se permettent d’occulter la vérité pour privilégier le profit, au mépris non seulement de la bienveillance envers les animaux, mais aussi de la santé des consommateurs et de la préservation de l’environnement.

D’autres organismes de nutrition et diététique de renommée mondiale tiennent le même discours. Pourquoi alors certaines études démontrent-elles le contraire ? En cherchant bien, on s’aperçoit que les études qui prétendent que les produits animaux sont une nécessité sont menées et/ou financées par les géants de l’industrie agro-alimentaire. Ces lobbies ont tellement de pouvoir qu’ils se permettent d’occulter la vérité pour privilégier le profit, au mépris non seulement de la bienveillance envers les animaux, mais aussi de la santé des consommateurs et de la préservation de l’environnement.

Si aujourd’hui la majorité des médecins et nutritionnistes prétendent encore qu’il faut consommer des POA (produits d’origine animale) pour être en bonne santé, c’est tout simplement car ils et elles n’ont pas reçu les bonnes informations. Leurs formations restent bien entendu basées sur les vérités officielles. Celles qui rapportent de l’argent. Or, depuis le milieu du vingtième siècle, la communauté scientifique a compris que les POA ne sont pas une nécessité quand des alternatives sont à disposition. Si la loi était basée sur un principe de justice, les états développés, au moins eux, auraient plébiscité ces alternatives afin de faire cesser l’exploitation animale, qui n’a plus aucune raison d’être si ce n’est le profit.

Ces découvertes m’ont fait réaliser à quel point nous sommes toutes et tous manipulés depuis notre enfance. On ne naît pas spéciste, comme on ne naît pas raciste ou sexiste. C’est notre éducation qui nous le fait devenir.

Ces découvertes m’ont fait réaliser à quel point nous sommes toutes et tous manipulés depuis notre enfance. On ne naît pas spéciste, comme on ne naît pas raciste ou sexiste. C’est notre éducation qui nous le fait devenir. Il est normal de croire ce que nous disent les publicités mais aussi les médecins plutôt que de remettre tout un système en cause. Nos parents, certainement bien malgré eux car dans l’ignorance eux aussi, nous ont inculqué des habitudes aussi dévastatrices qu’arbitraires, qu’on répète par habitude. Parce que c’est comme ça. Parce que tout le monde fait comme ça. Le mode de vie des civilisations occidentales n’a rien de moral. La vérité devient de plus en plus difficile à cacher, les consciences s’éveillent et le mouvement animaliste ne fait que commencer.

Le Dr Jean-Michel Cohen, sommité scientifique autrefois préférée des carnistes, est un très bon exemple. S’il fustigeait l’alimentation végétalienne et promouvait la consommation de POA, il a aujourd’hui actualisé ses connaissances et est à présent un défenseur du végétalisme. Les médecins qui suivent ses traces sont d’ailleurs de plus en plus nombreux.

Le mode de vie des civilisations occidentales n’a rien de moral. La vérité devient de plus en plus difficile à cacher, les consciences s’éveillent et le mouvement animaliste ne fait que commencer.

Puisqu’il n’est absolument pas nécessaire d’exploiter les animaux, il n’y a aucune excuse pour perpétrer cette oppression faisant plus de trois millions de victimes chaque jour rien qu’en France. Ni la tradition, ni la culture, ni même l’envie ne justifie l’injustice ! Quand je pensais que les animaux nous étaient nécessaires, même si je trouvais cela parfois dur ou injuste, je n’étais pas totalement contre. En réalité, il ne s’agit même pas d’un héritage culturel mais d’une aberration sans égal !

Pour des raisons arbitraires, on gaze des innocents, on les assassine par électrocution ou en les égorgeant, pour avoir le plaisir de manger leur cadavre ou de porter leur peau ou leur poils. Pour des raisons arbitraires, on viole des individus pour avoir le plaisir de boire, à l’âge adulte, le lait maternel destiné aux bébés d’une autre espèce, tout en tuant ces bébés. Pour des raisons arbitraires, on broie vivants des innocents pour ventre des œufs. Pour des raisons arbitraires, on gave des oies pour les rendre malades et consommer leur foie atteint de stéatose hépatique (le fameux foie gras). Pour des raisons arbitraires, on emprisonne des innocents dans des cages, on les prive de nourriture et les soumet psychologiquement pour leur faire faire ce qu’on veut (dressage, cirque). Pour des raisons arbitraires, on fait naître des animaux dans des élevages dans le seul but d’être relâchés et tués par les chasseurs (égrainage). Pour des raisons arbitraires, on prive des animaux de leur liberté et de leurs besoins naturels, qui se laissent parfois mourir tant cet isolement les détruit psychologiquement, pour le plaisir de les regarder (parcs aquatiques, zoos). Pour des raisons arbitraires, on prive des abeilles de la ressource qu’elles ont confectionnée au prix de milliers d’heures de travail, le miel, nécessaire à elles et leurs petits qui se meurent carencés pour qu’on puisse le manger, alors nous n’en avons pas besoin. Est-ce que ce monde est sérieux ?

Quand les antispécistes sont qualifiés d’extrémistes, c’est une méprise totale. On ne peut pas justifier l’inacceptable sous prétexte de tradition, de culture ou d’envie. Mais renoncer aux injustices qui nous profitent n’est pas facile à concevoir. En réalité, les antispécistes n’ont d’extrêmes que leur compassion et leur souci de justice.

Quand les antispécistes sont qualifiés d’extrémistes, c’est une méprise totale. On ne peut pas justifier l’inacceptable sous prétexte de tradition, de culture ou d’envie. Mais renoncer aux injustices qui nous profitent n’est pas facile à concevoir. En réalité, les antispécistes n’ont d’extrêmes que leur compassion et leur souci de justice. Pourtant, lutter contre l’injustice et protéger les plus vulnérables me paraît être un devoir. Participer à la construction d’un monde meilleur, n’est pas ce qu’on nous a appris depuis toujours ?

Je devais à tout prix quitter la boucherie et trouver un nouveau travail. Des raisons financières m’empêchaient de tout plaquer du jour au lendemain, à mon grand désespoir. Je mesurais bien l’urgence et l’incohérence de ma situation.

En attendant, j’ai expliqué à mes proches mes nouvelles convictions. Je suis tombé de haut. Alors que je m’attendais à un accueil positif (comment peut-on voir d’un mauvais œil un comportement qui veille à ne nuire à personne ?), ma famille s’est braquée, persuadée que j’avais été happé par une secte pour avoir de telles idées.

Quand l’irrespect est la norme et que les gens n’arrivent pas à voir au-delà du modèle social en place, les antispécistes sont très souvent perçus comme bizarres, voire malades. Que ce monde est laid !

Qu’à cela ne tienne, avec mes nouvelles connaissances sur l’alimentation, j’ai pu commencer ma transition vers le végétalisme et le véganisme. J’avais encore très peu connaissance des alternatives et ai dû vaincre ma dépendance aux fromages et autres pâtisseries sans versions végétales. Cette difficulté m’a pris deux mois. Ce n’est que plus tard, une fois ma transition finie, que j’ai découvert d’incroyables fromages et pâtisseries végétaux sur Angers. J’étais aux anges.

Comme j’avais été cuisinier, je savais que les œufs et le lait étaient plus utilisés pour les textures qu’ils apportent aux préparations que pour leur goût. Convertir mes recettes en plats végétaux a été un jeu d’enfant. Je me suis donc régalé de fromages, pizzas, quiches, pâtisseries ou glaces sans participer à aucune exploitation animale. (J’ai encore mangé il y a quelques jours un camembert végétal absolument délicieux d’une marque qui en train de se lancer, Les P’tits Cailloux... à suivre sur Facebook et surtout, à tester !)

Sur les réseaux sociaux, j’ai commencé à partager des articles et vidéos sur la cause animale. Que de moqueries et d’insultes de la part de mon entourage mais aussi d’inconnus ! Je me suis alors rappelé le commentaire moqueur et irrespectueux que j’avais posté à la vidéaste qui m’avait fait découvrir le véganisme. Il fallait que je la retrouve afin de lui présenter mes excuses. Très gentille, Anne So Fruit les a acceptées et en a même fait une petite vidéo sur sa chaîne YouTube.



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- propos recueillis par CL -

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